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En meeting, Philippe critique Mélenchon, sa "vision communautariste" et son "économie administrée"
information fournie par AFP 07/11/2026 à 13:01

Le candidat Horizons à la présidentielle, Edouard Philippe, à Arles le 6 novembre 2026 ( AFP / Miguel MEDINA )

Le candidat Horizons à la présidentielle, Edouard Philippe, à Arles le 6 novembre 2026 ( AFP / Miguel MEDINA )

Si les Français avaient à choisir entre "la droite extrême" de Marine Le Pen et "la gauche radicale", "on aurait les deux durablement", a mis en garde samedi Édouard Philippe, qui a attaqué la "vision communautariste" et "l'économie administrée" de Jean-Luc Mélenchon.

"Aujourd'hui, l'élection présidentielle, c'est une polarisation progressive" entre "la candidate de la droite extrême et les candidats de la gauche radicale", où "tout ce qui est perçu comme étant au milieu est sommé d'avoir à choisir entre l'ordre et le chaos", a expliqué le candidat Horizons lors d'une réunion publique à La Ciotat (Bouches-du-Rhône).

Mais "une France dans laquelle il faudrait choisir entre la droite extrême et la gauche radicale, c'est une France dans laquelle on aurait les deux et durablement", a-t-il mis en garde.

Dans cette "opposition" RN-LFI, Édouard Philippe a expliqué voir "beaucoup de points communs", notamment "une détestation de la construction européenne" et la volonté de "sortir de l'Otan".

L'ancien Premier ministre a ensuite attaqué M. Mélenchon, qui présente son programme samedi. "Je ne sais pas si j'ai envie d'une nouvelle France" car "je crois profondément à l'universalisme républicain", a-t-il dit, reprochant au candidat insoumis de tenir "des positions qui reposent sur une vision communautariste des choses".

"On m'a beaucoup critiqué récemment parce que j'avais parlé de Français issus de l'immigration" (à propos des casseurs ayant agi en marge des manifestations du 17 octobre, NDLR). Or "ce sont des Français" et "nous avons tous (...) les mêmes droits et les mêmes devoirs, quelles que soient nos origines, la couleur de notre peau, la religion que nous souhaitons embrasser ou que nous ne souhaitons pas embrasser", s'est-il défendu.

"On me dit : vous parlez de Français issus de l'immigration, ça veut dire que vous êtes raciste". Mais "qui, dans le débat public, a réintroduit ou a introduit le concept (...) de racisé ? C'est pas moi, c'est pas la droite et le centre, c'est l'extrême gauche", a-t-il lancé.

"Il est où l'universalisme républicain ? Qui a joué pendant plusieurs mois, plusieurs années sur des mots, sur des concepts, sur des choses qui dans notre histoire politique, lorsqu'on la connaît, lorsqu'on connaît le vocabulaire politique, relève fondamentalement de l'antisémitisme", a insisté M. Philippe.

Le candidat Horizons a par ailleurs jugé que M. Mélenchon s'inscrivait dans la perspective d'une "économie administrée". "On voit bien l'idée: vos enfants récupèrent la dette et l'État récupère l'héritage. Vos enfants récupèrent la dette et l'Etat récupère votre maison".

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